15.12.2007

Je vais prendre des mesures pour la protéger

C'est ce qu'a déclaré le principal du collège de Mantes-la-Jolie (Yvelines) où une surveillante a été victime lundi soir d'une agression sexuelle, dans une interview qu'il a accordé au Post.

 

Une surveillante d'un collège de Mantes-la-Jolie (Yvelines) a été victime lundi soir d'attouchements par douze élèves de l'établissement. Suite à cet incident, le principal du collège a accepter de nous accorder une interview.

Quel est le profil des adolescents impliqués dans l'aggresion de la surveillante ?
"Sur les douze élèves qui ont été arrêtés, j'ai pris le temps de regarder le bulletin de trois d'entre eux. Je me suis aperçu qu'un d'entre eux possède un bulletin pas particulièrement mauvais. Un autre a un profil un peu remuant et le dernier a des résultats insuffisants.
Même si par leur attitude et leurs difficultés scolaires, ces élèves ont pu montrer certains signes, nous ne pouvions pas prévoir et imaginer qu'ils agiraient de cette manière. Tout est très mouvant en matière d'éducation et pour moi, il ne peut y avoir de déterminisme en matière de violence".

La surveillante en question travaille t-elle toujours dans votre établissement ?
"Oui. Elle n'a pas jeté l'éponge. C'est une battante et pas quelqu'un qui baisse les bras comme ça".

Dans quel état psychologique se trouve t-elle ?
"Elle est naturellement choquée par ce qu'elle a vécu. Elle a peur aussi.
Depuis l'incident, les élèves la voient comme la surveillante qui a envoyé des élèves en prison.
Nous allons voir comment cela évolue et si sa sécurité est assurée. De toute manière, je vais prendre des mesures pour la protéger. Je ne sais pas encore lesquelles mais je vais prendre des mesures, c'est sûr".

Dans quel état d'esprit se trouvent les élèves ?
"La plupart sont solidaires de leurs camarades impliqués dans l'aggression. Ils viennent du même quartier et j'ai l'impression qu'ils ne se rendent pas compte de la gravité de l'incident.
La surveillante en question est jeune, jolie, blonde donc pour eux, c'est comme si cette aggression était banale.
En solidarité avec leurs camarades, il y a même une classe de troisième qui ne voulait pas aller en cours de sport ce matin".

Depuis cet incident, la tension est t-elle montée d'un cran dans le collège ?
"Oui. Avec l'équipe enseignante et les surveillants, nous sommes sur le qui-vive pour essayer de contrôler la situation. Nous allons régulièrement à l'extérieur de l'établissement pour vérifier que tout se passe bien.
À la veille de Noël, les enfants sont plus énervés. Avec cette histoire en plus, la tension semble être montée d'un cran."