21.07.2007

Encore un Français de souche tué pour un regard !

"Les agresseurs et la victime ne se connaissaient pas. Il n'y a pas eu de vol. Ils se seraient juste croisés au mauvais moment. « Une bousculade, un regard de travers », auraient suffi à déclencher les hostilités, selon un enquêteur.

Vers 1 h 40, dans la nuit du 14 au 15 juillet, Thierry Bricault, un Nantais de 45 ans, est roué de coups par deux hommes, place du Bouffay, dans le centre de Nantes.

L'un l'aurait d'abord frappé, le projetant au sol. Le second se serait ensuite acharné sur lui. Le visage tuméfié, Thierry Bricault décédera d'une hémorragie abdominale, à 3 h, au CHU.

De nombreux témoins assistent à la scène. Huit se manifesteront. L'un d'eux s'avérera déterminant.

Mardi, au commissariat, ce témoin clé donne une description et l'adresse du principal suspect. Aussitôt, deux policiers de la brigade criminelle se rendent au Foyer de jeunes travailleurs (FJT) où il réside. Là, quatre jours après le début de l'enquête, ils tombent sur les suspects, prêts à partir en voiture.

«C'était mardi vers 17 h, raconte un ouvrier d'un chantier voisin. Deux policiers sont arrivés devant une Clio sombre, ils ont braqué leurs pistolets sur ses quatre occupants et ont demandé à voir leurs papiers. Ils n'ont pas résisté.» Deux suspects seront relâches. Un Sénégalais de 25 ans et un Polynésien de 22 ans étaient toujours en garde à vue, hier soir.

La direction du FJT ne cachait pas son désarroi. Le suspect principal habitait au 3e étage du foyer « depuis mars ». Il avait, semble-t-il, décroché « un CDI dans le bâtiment ». Un voisin de pallier parle d'« un grand black, plutôt baraqué, avec un visage dur ».

Mais peu de résidents le connaissent. La plupart se souviennent « des visites régulières d'amis de l'extérieur du foyer » et « des soirées arrosées avec de la musique à fond ».

Le soir du drame, le veilleur de nuit a noté que la musique chez le suspect a réveillé le voisinage. Le jeune homme de 22 ans, peu connu de la justice, n'avait, semble-t-il, pas de travail.

Hier matin, les policiers ont perquisitionné l'appartement au foyer. Des vêtements ont été saisis pour effectuer des analyses. Les deux suspects auraient reconnu les faits, en restant « confus » sur la chronologie de la soirée. Le parquet envisageait, hier, d'ouvrir une information judiciaire pour « coups mortels »."

Source: http://www.ouest-france.fr/