13.10.2007
La barbarie au quotidien: ils filment leurs victimes pendant leur agression
Humiliation gratuite et téléphone portable : tels sont les ingrédients de ce fait divers odieux survenu au Mée-sur-Seine. Hier, cinq jeunes âgés de 14 ans à 17 ans et demi ont été mis en examen pour violence volontaire avec arme. L’un d’eux a, de surcroît, été mis en examen pour diffusion d’images violentes.
Hier soir, tandis que se poursuivaient les auditions, les deux meneurs sont ressortis en liberté, avec interdiction de résider au Mée, en attendant leur jugement devant le tribunal pour enfants.
Les faits remontent à dimanche après-midi, entre 16 heures et 18 heures. Ces cinq jeunes qui vivent dans différents quartiers du Mée, près de Melun, se baladent vers la résidence Circé. Ils croisent dans la rue deux autres « copains » âgés de 15 ans. Ils réussissent à les convaincre de venir dans le bois de Bréviande, pour leur montrer, prétendument, des objets…
Nus et aspergés par le contenu d’un extincteur
Une fois à l’abri des regards, le ton change. Les cinq lascars demandent aux deux autres de se déshabiller. Bien qu’ils n’aient aucune arme qui les menace, les deux autres s’exécutent, mais restent en caleçon. Un des cinq sort alors son téléphone portable et filme la scène tandis que ses copains dansent autour. Puis le ton monte. « A poil ! » ordonnent les cinq. Les deux autres obéissent. Ils sont soudain aspergés par le contenu d’un extincteur volé dans un camion. « Alors, qui est-ce qui domine ? » lance l’un des agresseurs. Puis le groupe des cinq quitte les lieux, abandonnant leurs pauvres victimes humiliées.
C’est seulement le lendemain soir que le père de l’une d’elles dépose plainte. Les deux adolescents sont examinés par des médecins. Bilan : une incapacité totale de travail de quatre et cinq jours à la suite du traumatisme psychologique. L’un d’eux reste d’ailleurs muré dans son silence.
Interpellés jeudi dès 6 heures, les cinq agresseurs ont été placés en garde à vue jusqu’à hier matin, avant leur présentation au magistrat. Le parquet a visionné le film. « C’est très humiliant », affirme le procureur.
Les auteurs n’ont donné aucune explication à leur acte. Bien qu’ils soient tous d’origine africaine, et les victimes d’origine européenne, le parquet n’a pas retenu la notion de racisme. « On n’a entendu aucun propos raciste », justifie le procureur. « Cela a été fait pour humilier ».
Apparemment, la vidéo n’a pas été diffusée sur Internet. En revanche, elle aurait été transmise sur d’autres téléphones portables. Pour diffusion d’images violentes, celui qui a filmé encourt au maximum cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
(Source: Le Parisien)
15:38 Publié dans Racisme anti-blanc en France, Violence "gratuite" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mée-sur-Seine, melun, circé, bréviande, nu, extincteur, racisme


